Un jour, c’était en 2000, la voilà frappée comme par illumination. Monique Virelaude visite une expo Soulages aux Abattoirs, à Toulouse, et alors qu’elle déambule entre les toiles du maître, surgit une voix intérieure autoritaire : « Peins ! » , se voit-elle ordonner. Drôle d’injonction, l’étonnement est total. « Mais j’obéis aussitôt et, de retour chez moi, je décide de réserver la galerie locale six mois à l’avance… sans même avoir réalisé ma première toile ! », se rappelle Monique.
Aujourd’hui, l’aventure artistique se poursuit, toujours portée par la poésie de Saint-John Perse, le grand poète qu’elle a découvert un jour « autant par hasard que par nécessité ». Claude Saguet, poète toulousain, lui avait tendu un recueil de l’auteur et prix Nobel de littérature en lui indiquant simplement : « Lisez cela, vous aimerez… ». La poésie persienne est réputée difficile d’accès, mais en entrant soudainement dans la vie et l’art de Monique Virelaude, les mots impénétrables sont devenus autant de coups de pinceaux sensibles. « Je répands et révèle ainsi cette poésie méconnue en la rendant accessible ».