Un jour, c’était en 2000, la voilà frappée comme par illumination. Monique Virelaude visite une expo Soulages aux Abattoirs, à Toulouse, et alors qu’elle déambule entre les toiles du maître, surgit une voix intérieure autoritaire : « Peins ! » , se voit-elle ordonner. Drôle d’injonction, l’étonnement est total. « Mais j’obéis aussitôt et, de retour chez moi, je décide de réserver la galerie locale six mois à l’avance… le temps de préparer mes premières toiles ! », se rappelle Monique.
Une autre surprise s’invite dans les premiers pas de la peintre. Depuis quatre décennies, elle se passionne pour la poésie « épique et solaire » de Saint-John Perse. C’est alors que dès la première toile, un dialogue inédit se noue entre les vers du Prix Nobel de littérature et les pinceaux de l’artiste révélée…